Sud éducation, le syndicat de lutte qui monte...

Élections professionnelles des personnels enseignants
lundi 5 janvier 2009

Pour ces élections professionnelles, les syndicats Sud éducation ont réussi à monter plus de 120 listes avec une nette progression dans le premier degré (55 listes). La fédération Sud éducation était présente sur l’ensemble des catégories concernées par le vote aux Commissions Administratives Paritaires Nationales.

À l’inverse de la forte baisse constatée dans la participation aux élections prud’homales le 3 décembre, la participation à ces élections professionnelles du 2 décembre a enregistré une augmentation de 2% dans le premier degré et de 3 % dans le secondaire. Dans ce contexte, la FSU retrouve les 5000 voix qu’elle avait perdues entre 2002 et 2005, l’Unsa-Éducation retrouve son nombre de voix de 2002, le Sgen-CFDT freine sa chute (- 13000 voix en 6 ans) et FO se maintient juste en dessous de 7%.

Sud éducation progresse de 3400 voix, dépasse 28000 suffrages et réalise 6,02% sur l’ensemble d’un scrutin qui a concerné environ 500000 personnes. Plus de 50 collègues représenteront Sud éducation dans les différentes commissions administratives paritaires locales.

Les voix de Sud éducation se répartissent assez également entre le premier degré (13351, +0,9%) et le secondaire (14486, +0,33%). Dans le premier degré, le SNUIPP gagne 2% quand le SE-UNSA perd 1,6% et la majorité dans plusieurs CAPD. Dans le secondaire, les syndicats de la FSU perdent 1,32% et le SE-UNSA gagne 1,32%.

Sud éducation conserve un siège à la CAPN des certifiés. Pour l’obtention d’un siège à la CAPN des Professeurs des Écoles, il manque encore 3000 voix… Avec 15 listes académiques pour les agrégés, Sud éducation conserve un siège dans l’académie de Toulouse (9,3%) et en gagne un à Clermont-Ferrand (9,1%). Chez les Professeurs de Lycée Professionnel, le Snetaa reste en tête malgré une perte de 1,6%. CGT et Sud éducation, qui ont refusé la réforme Darcos du Baccalauréat professionnel, progressent respectivement de 0,66% et 0,33%.

En Éducation physique, la fusion des listes de professeurs et de chargés d’enseignement profite au SNEP-FSU qui obtient six sièges sur six à la CAPN. Avec 382 voix, Sud éducation reste en dessous de 2%. Notre orientation très critique par rapport au SNEP, à la logique sportive de l’éducation physique et notre condamnation de la sportivisation de la jeunesse souffre de la difficulté à monter des listes alternatives à l’organisation majoritaire. Seuls les camarades de Lille et de Grenoble ont réussi à être présents au scrutin académique.

Chez les Cpe, Sud éducation stagne à 5% et conserve un élu à Orléans-Tours et un à Clermont-Ferrand. Chez les Cop, Sud éducation réalise 8,7% malgré la difficulté à monter des listes (Rennes 13,8% un élu, Lille 13,5% un élu, Strasbourg 14,3%). Malgré l’absence de liste académique, Sud éducation réalise 21,9% dans l’académie de Lyon et 21% dans celle de Limoges.

Des développements locaux à confirmer

Au-delà des résultats nationaux, il est important d’apprécier les résultats de Sud éducation dans leur dimension locale. Ainsi les syndicats Sud du Tarn, de l’Oise, de l’Ille et Vilaine et du Rhône vont faire leur entrée à la CAPD (1er degré). En Ille et Vilaine, Sud éducation présentait une liste pour la première fois.

Sud éducation Paris retrouve son deuxième siège en CAPD, perdu en 2005. Dans le Morbihan et le Finistère, Sud éducation a également deux élus en CAPD. Dans plusieurs départements les listes « premier degré » montées pour la première fois ont réalisé des scores importants qui marquent une implantation crédible aux yeux des personnels : Hautes-Alpes 15,9%, Haute-Loire 8,6%, Lot 8,6%, Charente 9,2%, Drôme 6,62%.

Dans le secondaire, Sud éducation Alsace fait une arrivée difficile chez les certifiés avec 3,7% mais réalise 14,3% chez les COP. Dans l’académie de Versailles, la liste CPE de Sud éducation réalise 6,8% pour sa première apparition, devant FO et la CGT.

Des ancrages qui se confirment

La carte des élus Sud éducation dans les CAPD et CAPA montre un développement important de nos syndicats dans l’académie de Rennes (+3 sièges, soit 8 au total), dans l’académie de Caen (6 sièges dont 1 dans chaque département de l’académie dans le premier degré), dans l’académie de Guyane (2 élus chez les certifiés). Dans l’académie de Clermont-Ferrand, Sud éducation obtient six sièges dont deux nouveaux (agrégés et certifiés). à Paris, Sud éducation obtient quatre sièges dont un nouveau.

Toulouse avec quatre sièges et Rouen avec trois sièges confirment leur place importante dans la géographie de Sud éducation. Même s’ils n’augmentent pas leur nombre d’élus, les syndicats de la périphérie parisienne restent d’importants pourvoyeurs de voix pour les listes Sud éducation.

Ce qui fait donc, pour Sud éducation, un total de 20 élus en CAPD et de 37 élus en CAPA (2 agrégés, 28 certifiés, 3 PLP, 2 CPE, 2 COP).

L’augmentation du nombre de listes dans le quart sud-est et les Dom-Tom est également une bonne perspective de construction pour Sud éducation.

En cette année qui commence et qui sera une année cruciale pour l’avenir de l’école publique de la maternelle au doctorat, Sud éducation est en mesure de se renforcer quantitativement et qualitativement en favorisant les dynamiques unitaires de lutte. Les élections professionnelles ont montré qu’il y avait la place pour l’affirmation plus forte d’un syndicalisme de lutte pour les personnels de l’éducation nationale. Renforcez ce syndicalisme de lutte. Adhérez à Sud éducation !

Sud éducation Puy-de-Dôme

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