Témoignage

Le combat d’Annie
samedi 26 novembre 2011

Bonjour,

Quelques nouvelles de notre Commission Hygiène Sécurité, Conditions de Travail et du Registre Santé Sécurité au Travail.

Notre chef d’établissement avait invité l’IHS (Inspecteur Hygiène Sécurité) et celui des disciplines professionnelles. Ce registre va être mis en place même si, au départ, l’IHS soutenait le chef dans sa décision d’attendre le nouveau registre. Sinon pour les problèmes de dépressions sévères, il a refusé d’en parler au motif que ce n’était pas à l’ordre du jour. J’ai néanmoins demandé que soit noté au compte-rendu que j’avais lancé l’alerte notamment vers le médecin de prévention.

Tout cela m’a été refusé.

Après quelque temps, le registre mis en place, l’ACMO (Agent Chargé de la Mise en Œuvre de la sécurité) est resté très évasif par rapport au compte-rendu de la CHS-CT dans lequel je voulais que soient mentionnés les cas de dépression que connaît l’établissement. J’ai envoyé un ajout, mais c’en est resté là. Je m’apprête donc à aller le mentionner.

Je pense qu’il faut mettre en cause l’organisation et les conditions de travail sans oublier d’alerter le médecin de prévention. Par exemple à cette rentrée, les profs de PSE, Arts Appliqués et Eco-Gestion ont plus de cent élèves supplémentaires à gérer soit un total d’environ 360.

Le chef d’établissement vient de répondre : il me demande de noter les noms des 4 personnes en dépression, dans le registre, pour qu’il puisse les communiquer à sa hiérarchie. Il connaît parfaitement les noms des collègues. Je trouve sa réponse un peu bizarre, car il lui appartient de veiller à la santé des personnels de son établissement.

Sinon, les collègues concernés savent que c’est le travail qui est responsable de leur dépression. Un autre collègue n’a pu revenir devant les élèves après que le chef d’établissement lui ait mis une pétition d’élèves sous les yeux et les a soutenus délibérément. Une autre a déménagé et m’a dit au téléphone qu’elle ne pourrait pas revenir devant les élèves.

Un TZR, à qui il est demandé de faire tout et n’importe quoi… puis un autre, reçu par le médecin de prévention, vont demander un congé longue maladie.

Il me faudra alerter le CHSA-CT (comité d’hygiène, de sécurité académique et des conditions de travail) par courrier et rappeler aux collègues en dépression de ne pas oublier de déclarer ces arrêts en « accident de travail »… et non en maladie.

Merci encore pour l’aide apportée par Sud. Le combat continue !

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