Trois ans de sanctions, et encore une nouvelle atteinte au droit syndical

Suite de l’affaire Veuillet
lundi 13 février 2006
mis à jour lundi 29 août 2011

Le 3 février 2003, notre camarade Roland Veuillet était suspendu de ses fonctions pour s’être opposé à la casse illégale de la grève des surveillants par le proviseur G. De Haro, alors en poste au lycée Dhuoda de Nîmes. Trois ans plus tard, sa sanction est toujours maintenue malgré l’avis rendu par le Conseil supérieur de la Fonction Publique. Aujourd’hui, nous apprenons comment l’administration a tenté de l’empêcher de parler. Qui a dit que le syndicalisme ne dérangeait plus personne ?

Le 4 février 2005, tous les chefs d’établissement du Gard ont reçu ce courrier du recteur : « Je suis informé qu’un ancien personnel de l’académie, muté par mesure disciplinaire dans une autre académie, envisagerait de se présenter dans certains établissements pour y organiser des rencontres.
Il va de soi qu’il vous appartient de prendre les décisions qui conviennent pour éviter toute intrusion de personnes n’ayant aucune raison de pénétrer dans votre établissement. En cas de problème, je vous apporte bien entendu mon appui. » Roland étant le seul muté d’office hors académie, nul doute que c’est lui qui était désigné par cette lettre... quelques jours seulement après avoir été blanchi par le CSFP. Pourtant, Roland Veuillet bénéficiait d’une décharge syndicale et d’un mandat fédéral de Sud éducation. Ce statut qui permet d’organiser des réunions d’information dans les établissements et d’y diffuser des documents syndicaux, à condition d’en avertir préalablement le chef d’établissement qui ne peut s’y opposer sans contrevenir au droit syndical.

La fédération des syndicats Sud éducation a adressé un courrier au ministre, lui demandant de rappeler le droit au recteur Christian Nique. Mais encore faudrait-il qu’il l’applique lui-même en commençant par annuler toutes les sanctions contre Roland conformément à l’avis de la CSFP !


L’année 2005 a été riche en répression. Les nominés ne manquent pas, tant dans l’Education nationale avec Laurent Ameline, David Prévot, Roland Veuillet et les lycéens, que dans l’Enseignement Supérieur et Recherche avec le camarade Sandry Wallon.

E.N. ou E.S.R., les méthodes sont les mêmes : intimidation, pression, harcèlement, convocation individuelle, ordre illégitime, menace de suppression de poste, procédure psychiatrique, recueil de témoignages « vides-creux-à-la-noix » que l’administration aime faire figurer dans un dossier individuel voire disciplinaire... Et pour l’année 2006, quels sont les pronostics ? L’EN a démarré sur les chapeaux de roues :
- Un proviseur homosexuel est révoqué. Bien sur, dixit l’administration, « rien à voir avec ses orientations
sexuelles. »

Commission fédérale anti-répression

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