UN LOGEMENT, DES PAPIERS, UNE ECOLE, POUR TOUS

dimanche 1er octobre 2006

Depuis presque quatre ans, un bâtiment de la Cité Universitaire de Cachan était occupé par des familles principalement africaines. Ce squat « des 1000 de Cachan » était à la croisée des luttes pour la régularisation des Sans papiers et du droit au logement. Des négociations avaient commencé avec la préfecture sur le relogement. Beaucoup étaient en situation régulière, travaillaient, les enfants étant scolarisés.

Le 17 août dernier, de considérables forces de police procèdent à l’évacuation en triant une cinquantaine de célibataires sans titre de séjour, placés en centre de rétention et les familles avec enfants. Celles-ci sont conduites dans des hôtels réquisitionnés directement par le ministère de l’Intérieur. Des femmes refusent de partir, sachant que la vie en hôtel, d’ailleurs limitée à un mois, est difficile : impossibilité de cuisiner, éloignement du travail et des écoles. Ainsi, un groupe de 120 personnes occupe le trottoir devant le bâtiment. Le lendemain, la police tente une brutale intervention de dispersion. La détermination est telle qu’après négociations avec la préfecture, le maire de Cachan propose un hébergement provisoire dans un gymnase proche.

Depuis donc plus d’un mois, la situation est bloquée. Les occupants refusent les propositions d’hébergement pour les familles régularisées par solidarité avec les autres sans titre de séjour. Le maire de Limeil Brévannes propose l’utilisation de bâtiments sur sa commune, les « 1000 de Cachan » sont d’accord, le Préfet refuse. 6 personnes sont en grève de la faim depuis un mois.

Le ministre de la chasse aux enfants et du déménagement du territoire a voulu faire un signe fort vers la frange droite-droite de son électorat potentiel. Il a échoué, cette opération ne se solde que par 12 expulsions du pays. Les occupants du gymnase subissent aujourd’hui un harcèlement policier : contrôle des papiers, arrestations y compris devant les écoles, violences...

Une forte solidarité de proximité s’est installée. Il est indispensable que celle-ci s’élargisse nationalement. Nous ne pouvons pas laisser faire ça. Cet été, la mobilisation autour de la régularisation des familles avec enfants scolarisés a permis de faire reculer le gouvernement et de mettre en débat ces sujets.

La fédération SUD Education exige avec le collectif des 1000 de Cachan la régularisation des sans papiers, la libération des personnes toujours détenues, le relogement des squatteurs du bâtiment et le respect du droit à l’école dans de bonnes conditions pour les enfants.

Elle appelle au soutien direct, financier, en diffusant les informations, en signant la pétition en ligne.

Les chèques à l’ordre de la L.D.H. sont à envoyer à L.D.H. 34 rue Jean Jaurès 94240 L’ Haÿ les Roses.

Navigation

Agenda

<<

2019

 

<<

Juillet

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930311234