Une semaine déjà : Roland en grève de la faim à Lyon !

lundi 1er janvier 2007
mis à jour dimanche 15 juillet 2007

Roland Veuillet, CPE est à nouveau en grève de la faim depuis une semaine devant le tribunal administratif de Lyon.
Sud éducation avec Roland dénonce que le bannissement dont il est victime suite à la décision de la Cour administrative de ne pas suivre les conclusions du commissaire du gouvernement.

Lettre adressée à Jean Pierre CLOT, Président de la Cour Administrative d’Appel de Lyon, par Roland VEUILLET. .


Monsieur Le Président.
Votre jugement du 07 novembre indique que : « les faits reprochés étaient de nature à justifier une sanction, ....que la sanction prononcée n’est pas disproportionnée aux faits reprochés ».
Cette conclusion appelle trois remarques simples :
- 1 ) Je suis tout d’abord surpris que vous puissiez considérer comme acquis les « faits reprochés », alors que vous n’avez nulle part vérifié qu’ils soient réels. Cette vérification était pourtant l’objet essentiel de mon recours auprès de votre tribunal, car dans cette affaire, je conteste entièrement la réalité de ces faits. En effet, je les considère comme étant le montage grotesque d’ une cabale construite pour cacher un acte de répression anti-syndicale.
Aussi pour ce faire, je vous avez transmis tous les documents qui démontent un à un chaque élément de cette grossière mascarade. C’est d’ailleurs lorsque le ministère de l’Education Nationale a refusé catégoriquement de diligenter une Enquête Administrative, que j’ai sollicité votre juridiction. Cette enquête s’imposait pourtant au regard des documents compromettants pour le proviseur Deharo et le recteur Marois (faux en écriture et usage de faux).
J’ajoute que lorsque ces mêmes documents ont été présentés au Conseil Supérieur de la Fonction Publique celui-ci a immédiatement demandé au ministère de l’Education Nationale d’annuler cette sanction, considérant que « les faits reprochés ne sont pas établis ».
- 2 ) Je suis également très étonné que vous puissiez écrire que la « sanction n’est pas disproportionnée ». Aussi, je souhaiterais que vous m’indiquiez par rapport à quoi vous établissez cette comparaison ? Car comme je vous l’ai dit lors de l’audience, depuis la guerre d’Algérie ( un contexte d’état d’urgence exceptionnel, et déjà ancien ), on ne trouve aucune sanction comparable dans la Fonction Publique
En effet, j’ai d’abord été suspendu de mes fonctions quatre mois. Or une telle procédure est très rarement utilisée et, jamais pour une période aussi longue, hormis pour les gens incarcérés (et encore pas toujours...). Cette suspension et sa longueur ne se justifiaient par aucun motif sérieux. Le but de cette manœuvre a donc été de me salir aux yeux de tous en me stigmatisant comme un personnage dangereux.
Ensuite j’ai été ensuite muté à 300 km de chez moi, loin de mes trois enfants encore jeunes. Là aussi, les rares cas de mutations d’offices existantes concernent des fonctionnaires ayant commis des actes qui relèvent du pénal et qui bizarrement « sont traités à l’interne ».
Rien de cela dans mon cas, Monsieur Clot . Rien de cela !

En ce qui me concerne, je n’ai commis aucun délit, aucune « faute professionnelle ». J’ai simplement fait respecter le droit de grève, en m’opposant à l’ordre illégal du proviseur qui voulait faire remplacer les surveillants grévistes par des élèves.
Le bannissement n’existe plus depuis l’Antiquité, la proscription a disparu du Code pénal, mais cette mutation d’office en est une forme modernisée.
Je vous prie d’agréer Monsieur Le Président, l’expression de mes salutations distinguées.
Le 31 décembre 2006

Agenda

<<

2019

>>

<<

Septembre

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
2627282930311
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30123456