Vers une nouvelle gestion du monde du travail

vendredi 15 octobre 2004
mis à jour vendredi 5 novembre 2004

La question de la formation du travailleur, et donc de sa rémunération a toujours été l’une des pierres angulaires des luttes syndicales. Parallèlement, le patronat a bien évidemment élaboré des stratégies d’effritement de la reconnaissance de la force de travail, notamment en fragilisant les grilles conventionnelles de classification professionnelle, obtenues au lendemain de la Libération (époque où le patronat tenait à faire oublier ses accointances avec les régimes fascistes), par l’introduction d’éléments subjectifs tels que la compétence, voire le rayonnement moral... Ce n’est pas un hasard si l’un des thèmes de la "refondation sociale" clamée par le Médef concerne la formation professionnelle ! Ce n’est pas non plus un hasard si c’est sur cette question que la négociation avec les organisations représentatives des salariés avait été rompue en 2000...

Pourtant, le 20 septembre 2003, les 5 confédérations "représentatives" des salariés (CGT, CFDT, CGT-FO, CFTC, CGC) ont signé un accord "historique" avec les organisations patronales MEDEF, CG-PME et UPA, pour la plus grande joie du gouvernement Raffarin, pouvant enfin donner valeur de loi à ce recul social historique. Cet accord constitue une véritable régression sociale pour le salariat ! En effet, tant dans sa logique que dans ses conséquences, cet accord illustre la nouvelle dynamique sociale si chère à la très libérale Union Européenne... qui consiste à travestir les organisations syndicales en partenaires zélés du capitalisme sous prétexte de réalisme économique et à jeter aux oubliettes les Codes du Travail nationaux au profit de chartes européennes minimalistes.

Agenda

<<

2020

 

<<

Juillet

>>

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
293012345
6789101112
13141516171819
20212223242526
272829303112