Zapatisme et internationalisme

Extraits de la Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone
vendredi 25 novembre 2011
mis à jour samedi 26 novembre 2011

En 2005, 20 ans après la naissance de l’organisation, et 10 ans après le soulèvement en armes au Chiapas (Mexique), les zapatistes ont appelé largement à signer leur Sixième Déclaration de la Forêt Lacandone.

Contre l’exploitation, la résistance

Ce texte présente leur analyse de la situation actuelle : « nous disons que la globalisation néolibérale est une guerre de conquête du monde, une guerre mondiale, une guerre que fait le capitalisme pour dominer mondialement. (…) le capitalisme de la globalisation néolibérale se fonde sur l’exploitation, le pillage, le mépris et la répression contre ceux qui ne se laissent pas faire. C’est-à-dire comme avant, mais maintenant globalisé, mondial. »

« Mais ce n’est pas si facile pour la globalisation néolibérale, parce que les exploités de chaque pays ne se laissent pas faire et ne se résignent pas, mais se rebellent ; (…) comme il y a une globalisation néolibérale, il y a une globalisation de la rébellion. (…) nous voyons que dans notre pays, il y a beaucoup de gens qui ne se laissent pas faire, qui ne se rendent pas, qui ne se vendent pas. Autrement dit, des gens dignes. »

Pour une autre politique

Il s’agit d’une déclaration qui s’adresse aussi à nous, syndicats de transformation sociale. Cette déclaration affirme notamment : « Dans le monde, nous allons davantage fraterniser avec les luttes de résistance contre le néolibéralisme et pour l’humanité. Et nous allons soutenir, bien que ce soit peu de chose, ces luttes. Et nous allons, dans le respect mutuel, échanger nos expériences, histoires, idées, rêves. Nous avançons vers la démocratie, la liberté et la justice pour ceux à qui elles sont niées. Nous avançons avec une autre politique, pour un programme de gauche et pour une nouvelle constitution. »

L’appel de cette Déclaration résonne ici et là-bas : « Nous demandons aux hommes et aux femmes qui ont une bonne pensée dans leur cœur, qui sont d’accord avec notre parole et qui n’ont pas peur, ou qui ont peur mais qui se contrôlent, qu’ils déclarent publiquement s’ils sont d’accord avec cette idée que nous déclarons et nous allons ainsi voir tout de suite avec qui et comment et où et quand va se faire ce nouveau pas dans la lutte. »

Sud éducation et Solidaires doivent se joindre à ce mouvement

Depuis, l’Autre Campagne, qui a débuté en 2006, a permis aux adhérents à cette déclaration du Mexique de se rencontrer et de se mettre en réseau. Ce réseau se structure surtout autour du Conseil National Indigène et mène des luttes contre la répression et pour la libération des prisonniers. Un réseau international existe, essentiellement autour des collectifs de solidarité en Europe et de syndicats tels que la CGT espagnole et la CNT en France, mais reste fragile. Avec quelle participation de l’Union Syndicale Solidaires ?

Les communautés zapatistes poursuivent leur lutte pour leur autonomie et, dans un contexte de recrudescence du harcèlement et de la répression, nous avons besoin, plus que jamais, d’être unis et solidaires.

Cette déclaration doit nous interpeller et c’est la raison pour laquelle nous renouvelons le stage sur le Mexique et le zapatisme dans le cadre de la Commission International en 2012. Nous espérons pouvoir organiser un stage au Chiapas en août 2012 pour aller à la rencontre de leur lutte.

L’achat du café : une solidarité directe avec les communautés zapatistes

L’association Échanges Solidaires achète du café à deux coopératives zapatistes afin de soutenir leur lutte et leur autonomie. Ce café, « rebelle et zapatiste » est prévendu à travers une souscription qui se termine en janvier 2012 (livré en juin 2012). Bon de souscription

Commission International

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