audience au ministère de l’E N

jeudi 22 mai 2003
mis à jour vendredi 14 janvier 2005

Une délégation de la fédération des syndicats SUD Education
reçue très brièvement au ministère...

Saint Denis, le 22 mai 2003

Une délégation de la fédération des syndicats SUD Education devait être reçue ce matin au ministère de
l’éducation nationale.

La coordination nationale de l’éducation du 17 mai avait demandé aux fédérations syndicales de
s’adresser au ministère sur la question des examens. Nous avons alors envoyé un fax au ministère afin
d’être reçus, pour prendre connaissance des solutions envisagées quant aux examens. Par la même
occasion, nous avons protesté du fait que seuls certains syndicats étaient reçus, alors qu’il nous semblait
légitime que toutes les forces représentatives du mouvement de grève actuel puissent être entendues,
notamment la coordination de l’éducation nationale.

Le Ministère nous a fait savoir mercredi 21 mai qu’il acceptait de recevoir une délégation de 6
personnes le lendemain matin. Nous avons alors décidé d’intégrer à notre délégation des représentants
des assemblées générales de grévistes : dans un souci de transparence, mais aussi pour que MM Ferry et
Darcos puissent avoir l’occasion d’entendre directement les revendications des personnels en grève...
au cas où ils ne les auraient pas entendues assez fort dans la rue.

C’est donc une délégation composée de 4 représentants de SUD Education, d’un représentant de l’AG
de Seine Saint Denis, et d’un représentant de l’AG de Paris qui s’est rendue au Ministère ce matin pour
demander préalablement aux ministres s’ils acceptaient de recevoir des représentants d’AG en tant que
tels, leur demander aussi ce qu’ils comptaient faire quant au bon déroulement des examens, et enfin leur
rappeler les revendications déterminées et non négociables des grévistes : refus de la décentralisation,
refus des licenciements et des suppressions de postes, et, bien que cela ne soit pas directement de leur
compétence, refus du plan Fillon sur les retraites. Mais rien de tout cela n’a été exprimé.

En effet, si le gouvernement sait déjà que « la rue ne gouverne pas », il a aussi eu l’occasion de constater
que la rue peut difficilement être contrôlée, même par les syndicats : à l’entrée des ministres dans la
salle de réunion où nous les attendions, les représentants des AG du 93 et de Paris ont refusé de leur
serrer la main. Ce qui a eu pour effet immédiat de provoquer le départ des-dits ministres, Luc Ferry
déclarant même « puisque nous ne pouvons pas nous saluer, nous ne pouvons pas négocier ». Ils avaient
déjà quitté la salle avant que nous ayons pu répondre que, justement, nous ne comptions rien négocier...

Fin de l’audience.

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