Education : Sarkozy tire sans sommation !


Publié le vendredi 24 février 2006 sur https://www.sudeducation.org/Education-Sarkozy-tire-sans.html

Le petit Nicolas au collège : sortez les extincteurs !

Le petit Nicolas a beaucoup visité les écoles ces dernières semaines... et il s’est même mêlé de Vie scolaire. Après ses provocations brutales qui ont embrasé les banlieues à l’automne, le voilà sur un nouveau terrain d’aventure, profitant du traumatisme créé par l’agression d’Etampes. Il passe donc la blouse grise du maître d’école... sur son habit de garde-mobile. C’est la période de Mardi-Gras et puis, il n’y a pas de petits profits électoraux.

On le savait déjà farouche partisan de la mise en place d’un fichier central sur l’absentéisme permettant aux maires d’effectuer "le croisement des informations sur l’inscription des enfants dans les écoles primaires et maternelles, leur assiduité effective" afin qu’ils s’assurent de l’assiduité scolaire des enfants de leur commune. Cette "possibilité de recouper les informations devra leur permettre de convoquer les parents et au besoin de les alerter sur leur responsabilité tant civile que pénale" et de mettre en place "une tutelle administrative sur les prestations familiales".

Nous savions aussi que, selon lui, le secret professionnel ne devait "pas servir d’alibi à des réflexes corporatistes qui obèrent l’efficacité des actions menées". Et basta !

Qu’il était favorable aux "internats de la réussite scolaire", une idée reprise par Villepin (tiens... tiens !) et au développement de la vidéosurveillance. Il en rajoute un peu cependant en parlant de construire des internats réservés "aux élèves exclus des collèges" (on attend la surenchère de Villepin !). Avec mitard ? Décidément, c’est une société sous les verrous.

Qu’il tenait aussi pour un "concours général réservé aux zones d’éducation prioritaires" offrant des places en classes préparatoires ou une prise en charge d’internat.
Libre concurrence quand tu nous tiens !

Il nous sert donc, ces jours-ci, entre Montbéliard et Courbevoie, le complément de sa doctrine hystérique.

Le voilà qui appelle à présent à un renforcement des règlements intérieurs des établissements... censés "apprendre la politesse en classe, se lever quand l’enseignant entre dans la salle de classe, sanctionner un élève insolent ou menaçant...". Ils devront être précis : "on a le devoir de saluer son professeur, de ne pas garder son blouson et sa casquette en classe (...) on est passible de sanctions si on est insolent, agressif, si on dégrade les bâtiments". Cela laisse un peu dans l’expectative. On en était resté, sagement, aux textes officiels : le règlement, rappelle le Bulletin officiel du 11 juillet 2000, "ne peut en aucune façon se réduire, comme c’est parfois le cas, à un énoncé de dispositions relatives aux obligations des seuls élèves et au régime des punitions et des sanctions les concernant." En principe des propos vindicatifs de ce type, valent, en bonne logique, une note médiocre au concours de recrutement des Conseillers principaux d’éducation. Mais Sarko ne se présente pas et d’ailleurs, il y a très peu de postes.

Ces injonctions, selon Libé, ont même fait marmonner les chefs d’établissements présents ("Mais, enfin ! il croit que ça se passe comment ?" rapporte le quotidien ). Mais tout doucement pour que le petit Nicolas n’entende pas distinctement, parce que ce sont des gens prudents. Il est vrai qu’on apprend que le vice-procureur chargé des mineurs à Pontoise, a reçu, jeudi 2 février, un avertissement pour avoir publié deux tribunes dans Libération et Le Monde, à l’occasion des violences urbaines de novembre 2005. Il dénonçait "l’échec radical de la droite dans ses politiques de sécurité depuis avril 2002 (...) les mots vulgaires, les insultes, la démagogie (...) et "la virilité télégénique" de M. Sarkozy." Et plaidait enfin , appelant à lutter "contre les causes", pour une politique de "prévention". Quelle audace insupportable !

On devient une vraie petite république bananière, n’est-ce pas ! Ce n’est plus le petit Nicolas, c’est le général Tapioca !

Il pousse un peu plus loin le bouchon, quant il reprend les recommandations de son homme de main Bénisti qui prônait la "détection systématique des déviances chez les enfants de 3 ans accompagné d’un fichage en règle de l’enfant et de sa famille". Le pompier-pyromane donne donc sa feuille de route à la médecine scolaire : "ne pas se contenter de contrôler, comme il y a quarante ans, poids, taille et vaccins" mais se concentrer sur "les troubles du comportement". Les médecins scolaires (d’ailleurs bien peu nombreux, petit Nicolas, économies budgétaires obligent) ne négligeaient pas l’aspect psychologique dans leur activité professionnelle. Mais on les enjoint de travailler dans un tout autre esprit. Appelons un chat un chat : il s’agira de traquer les futurs délinquants sur la base de "tests" issus de la psychiatrie américaine, dont le Texas d’un certain G. W. Bush, a été le précurseur.

Il préconise la création d’un "carnet de comportement", allant de "la naissance à l’entrée dans la vie d’adulte". Pour "un suivi sans faille par des professionnels", pas pour "ficher les élèves", nous promet-il.

Ouf ! On était inquiets... surtout en ces temps de FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques) massivement appliqué aux mineurs à partir de 10 ans, de "STIC" (Système de traitement des infractions constatées), de "base élèves" et autres bonnes trouvailles. Verra-t-on le retour du livret ouvrier du XIXème siècle pour les "apprentis-juniors" [1] ? Décidément ce pouvoir aime consigner dans tous les sens du terme. Et quel goût immodéré pour la classification statistique, les matricules... Ca rappelle quand même des mauvais souvenirs...

Enfin, bonne nouvelle, le Ministre débloque... des moyens "dès la rentrée de février". Et les collègues des ZEP qui désespéraient d’être entendus ! Pour qui en fera la demande, il fournira un "policier référent" et des "portiques de sécurité". Au diable l’avarice ! Il entreprend aussi des actions audacieuses de formation : les surveillants seront instruits par des policiers ! Rompez !

Côté sanctions, il veut officialiser "le rappel à la loi par le maire ou par le commissaire de police". Ca fera plaisir à certains chefs d’établissements qui pratiquaient déjà ce sport de combat. Et en cas de sanctions judiciaires prononcées contre un élève, "l’école doit être tenue au courant, c’est ce qu’on appelle le partage d’informations". Pourquoi pas un signe distinctif... après tout, tant qu’on y est, ce serait plus pratique.

Des générations de chercheurs, de pédagogues, de citoyens se sont posé des questions sur cette pratique belle, subtile et difficile qu’est l’éducation... C’était avant les visites du petit Nicolas. Avec lui... c’est pas plus compliqué que ça : on cogne... enlevez, c’est pesé !

Les éducateurs, dont c’est le métier, pourront prendre sans doute, le parti de l’ironie tant les ficelles sont grosses mais, sensibles par définition aux choses de la vie en société, ils s’alarmeront aussi et sonneront le tocsin... En effet, entre Sarkozy, Villepin, de Robien et autres sbires et agités du bocal de l’UMP, chaque semaine qui passe montre un glissement progressif vers des zones éminemment troubles.

Mirages et périls de l’autoritarisme

On ne niera pas la montée de tension dans les établissements, ni celle de l’incompréhension intergénérationnelle et de l’irrespect y compris entre les jeunes eux-mêmes. On peut même ajouter qu’il tend à gagner des espaces plus inattendus comme le milieu rural ou des collèges de quartier favorisés, montrant ainsi que c’est bien une décomposition complète du lien social qui est à l’œuvre. Sous les coups de boutoir d’un système économique injuste et incapable de générer autre chose que la lutte de tous contre chacun , c’est effectivement à une grave crise éducative que nous nous heurtons.

Pour autant l’artillerie lourde des Sarkozy, et consorts, est non seulement inutile, injuste et discriminatoire mais elle est aussi extrêmement dangereuse. Avatar de la criminalisation de la pauvreté, elle ne constitue en aucune façon une démarche de construction d’une Ecole pacifiée. Et puis, nul besoin d’être grand clerc pour tirer les leçons de la révolte des banlieues... C’est l’absence de réponse économique et sociale, l’absence de considération, de reconnaissance pour tous ces gens en immenses difficultés qui en ont constitué le moteur.

Comme l’écrit le juge Rosenczveig, du tribunal pour enfants de Bobigny, ce pouvoir confond « discipline et ordre policier ». Et il questionne : « pourquoi pas à ce rythme un policier dans les familles à problèmes ? ».

Comment accepter concernant des enfants des déclarations telles que « la capacité de nuire de cette tranche d’âge a changé et certains experts pensent que l’on peut la comparer aujourd’hui à celle des 16-18 ans. » ? Que penser de mesures comme « périodes d’initiation au travail non rémunérées », retour des travaux forcés pour les mineurs. A quand la réouverture du bagne pour enfants, après celle des centres éducatifs fermés et des prisons pour mineurs. « Bandit ! Voyou ! Voleur ! Chenapan ! C’est la meute des honnêtes gens. Qui fait la chasse à l’enfant »... Prévert et l’humanité ne seraient plus au goût du jour. Dommage.

Tout cela, nous ne sommes pas dupes, sert à caresser dans le sens du poil une partie de la population (devinez laquelle ?). L’horizon c’est 2007, pas le bien public, pas le soutien aux travailleurs de l’éducation, pas l’intérêt de la jeunesse. Bien au contraire les effets collatéraux, comme le dit le vocabulaire guerrier en vogue, sont désastreux. Quelques rodomontades d’un Sarkozy, là encore souvenons-nous des incendies, et c’est la destruction d’un patient travail auquel s’attellent les équipes dans les établissements. C’est la mise à bas d’années d’attention, d’accompagnement, de proximité permettant souvent un rapport autorité véritable. Et cela avec bien peu de moyens et d’innombrables efforts. Comme si le chômage et la relégation, le racisme et la ségrégation ne suffisaient pas. Ses annonces récentes en stigmatisant encore un peu plus les adolescents les plus mal dans leur peau participent de ce qu’il faut bien nommer une stratégie de tension qui rappellera, encore, de bien mauvais souvenirs. Gâchis de démagogue. Et en cela, il aggrave la coupure entre jeunes et adultes. Mais diviser, c’est mieux régner, non ?

DES ALTERNATIVES AU SECURITARISME EXISTENT

 [2]

Le pouvoir tente, par tous les moyens, de faire disparaître le champ des possibles sous la chape de plomb sécuritaire. Des alternatives existent pourtant. Combien d’entre nous ont la nette conscience d’ambitions professionnelles perdues, de gaspillages dans ce « déni d’éduquer » qu’on nous impose. Pourtant les savoirs, les connaissances, les expériences sont là. Nous saurions faire pour un peu que nos énergies soient libérées et qu’on nous en donnent un tant soit peu les moyens humains et organisationnels.

Que faire ? La catastrophe est telle qu’il faudrait s’inspirer, dans une véritable mobilisation sociale d’ampleur, de l’histoire, des méthodes et des acquis de l’enseignement spécialisé avant qu’il ne subisse la casse actuelle. Sa capacité à mettre en place la convergence des compétences diverses devrait être appliquée à grande échelle.

Et la perspective ne saurait être celle du dressage militarisé mais bel et bien pour les jeunes de connaître des véritables expériences socialisantes. L’éducation, rappelle encore Jean-Pierre Rozenczveig, c’est « l’ensemble des influences qui s’exercent sur l’individu et que l’individu exerce sur son environnement qui en se conjuguant contribue à la construction de l’enfant comme être social ». Soit des politiques éducatives qui « attaquent le mal par la racine » et génèrent des solutions à long terme. Soit tout le contraire que ce veut imposer ce gouvernement et sa hiérarchie bêlante et aux ordres.

Le contraire, nous le pratiquons souvent dans nos actes quotidiens... Et de nombreuses expériences dans toute la sphère éducative, avec la participation active des jeunes eux-mêmes, ont été menées. Elles ont souvent abouti à une diminution de la violence, aux rétablissement de la relation entre les âges. Elles ont fait reculer peurs et incommunicabilité. Les sciences humaines fournissent aussi une pléthore d’études de qualité. Des exemples de mobilisation des habitants avec les professionnels de l’éducation existent. Il est temps de secouer nos servitudes, de se défaire des spectres qu’agitent Sarkozy et ses chiens de garde. Et de se remettre dans le sens de la marche.

Cela suppose, aussi, une autre volonté, plus large mais intimement liée, celle de combattre les inégalités sociales. Nous ne disons pas que tout cela sera facile, nous disons simplement que c’est possible, s’il existe une volonté forte et qu’elle s’inscrit dans la durée.

Avons-nous d’ailleurs vraiment le choix. Y-a-t-il vraiment un choix devant la barbarie qu’on nous prépare. Il s’agit plutôt d’un impératif : celui d’ouvrir à nouveau un horizon pour des centaines de milliers de jeunes qui n’en ont plus.


On se demande où ils vont chercher tout ça ? Où puisent-ils leurs idées ? Et puis on trouve...dans le programme du Front National ! Regardez comme la copie s’approche de l’original. Extraits :

ÉCOLE : DE L’UTOPIE AU DÉSASTRE. UN CONSTAT DE FAILLITE TRÈS LARGEMENT PARTAGÉ.

« Beaucoup des délits ou des crimes commis en milieu scolaire sont le fruit amer du laxisme moral généralisé La ruine de la morale publique et la brutalité des rapports sociaux qui en résulte ont considérablement dégradé le milieu scolaire. Ce ne sont pas les pédagogues soixante-huitards, qui donnent le ton à l’école, qui peuvent évidemment remédier à cette situation (...) »

« Toute école doit donc, outre conforter les parents dans l’acquisition du Bien, assurer l’apprentissage des savoirs fondamentaux, notamment lire, écrire, compter, maîtriser l’usage de la langue française, comme le faisaient nos pères et nos grands-pères (...) ».

L’EFFORT, LE MÉRITE ET LA MORALE

« L’instruction doit consacrer cette réalité incontournable de l’existence : il n’y a ni formation durable, ni connaissance vraie, sans travail. L’école réhabilitera ces notions : elle se fondera sur l’émulation et le mérite. L’effort et le talent seront récompensés. Ces conditions sont seules de nature à favoriser la transmission et la réception des savoirs. La sélection des meilleurs permettra de former une élite nationale, venue de tous les milieux sociaux, apte à irriguer l’ensemble du Pays.

L’école est un lieu d’apprentissage des disciplines sociales. L’instruction civique est à réhabiliter, de même que les cours de morale. Il convient d’inculquer aux enfants les notions élémentaires et essentielles comme le respect du bien d’autrui et de la propriété publique, l’honnêteté, l’amour de la patrie (...).

L’État et les collectivités locales auront la possibilité d’attribuer, aux plus méritants des élèves et des étudiants, des bourses ainsi que des “prêts d’enseignement” consentis à des taux privilégiés et remboursables lors de leur entrée dans la vie active ».

Donner leur autonomie aux établissements scolaires publics

« Chaque établissement d’enseignement public sera doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière et pédagogique.
L’établissement déterminera son budget, les conditions d’admission et de contrôle des connaissances, la discipline et le règlement intérieur, l’effectif et les conditions de recrutement des professeurs (...) »

Transmettre les savoirs de base : langue française, calcul, histoire

« L’enseignement doit permettre à tous les futurs adultes de savoir lire, écrire, compter et s’exprimer correctement en français. Les programmes comporteront obligatoirement, pour ce qui est de l’enseignement primaire public, l’acquisition de la pratique de la lecture par la méthode syllabique (...) »

Promouvoir l’émulation et honorer le mérite

« L’école doit retrouver le chemin de la qualité, ce qui implique de redonner vie au principe de sélection par le mérite (...) »

Rétablir les cours de morale et d’instruction civique

« L’instruction concourt, d’abord, à former des citoyens respectueux de leurs devoirs : à l’école primaire publique, tous les jeunes français recevront une formation poussée en instruction civique et des cours de morale élémentaire. L’histoire et la géographie privilégieront la France et son identité. Cet enseignement devra rompre tout particulièrement avec l’endoctrinement “politiquement correct” qui sévit actuellement dans l’école publique. Notre hymne national comme le respect de notre drapeau seront appris dans les classes primaires et les enfants participeront aux cérémonies patriotiques nationales (...) »

« Les ZEP (“zones d’éducation prioritaire”), véritable racisme d’État, seront supprimées. »

Assurer la discipline et la sécurité dans les établissements scolaires

« Les élèves fauteurs de troubles graves seront définitivement exclus et, le cas échéant, poursuivis pénalement. Les forces de police pourront pénétrer dans les établissements scolaires à simple réquisition des chefs d’établissement ou des autorités locales (...) ».

Surmontez votre répulsion bien naturelle et visitez le site du Front National si vous voulez vérifier ! Ou alors croyez-nous sur parole.


Les références intellectuelles du Petit Nicolas.

Verbatim : « Jamais je n’ai senti un décalage aussi profond entre le pays virtuel tel qu’il est décrit à longueur d’articles et le pays réel (...) J’ai voulu m’appuyer sur le pays réel qui a parfaitement compris que nous étions à une minute de vérité. »

Le concept de « pays réel » est un concept développé par le théoricien royaliste et antisémite Charles Maurras (1868-1952), dirigeant de l’Action Française, principal inspirateur du régime de Vichy, condamné à la détention à vie à la Libération. Dis-moi qui tu cites...

Source : http://sarkostique.over-blog.com/ .
Visite absolument conseillée, c’est une mine !


En septembre, un rapport de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) décrivait une nouvelle maladie : " le trouble des conduites". " Oppositions, désobéissance et colères répétées, agressivité chez l’enfant, coups, blessures dégradations, fraudes et vols chez l’adolescent : ces différents comportements caractérisent le trouble des conduites" pour l’Inserm avec d’autres symptômes : " les agressions physiques, les mensonges ou les vols d’objets"... l’absentéisme, les incivilités à l’école et les situations d’échec scolaire" ainsi que "l’absence de timidité" ou "la recherche de nouveauté". Sur la base de cet inventaire l’Inserm proposait "un repérage des familles présentant ces facteurs de risque" et un dépistage systématique, dès 36 mois grâce au système de santé scolaire. Pour l’Inserm, au moins un jeune sur dix relèverait de cette nouvelle maladie.

« Les orientations proposées par l’expertise de l’Inserm s’éloignent de la dimension thérapeutique et se rapprochent de mesures de "dressage" du comportement, puis, si elles échouent, des "camisoles" chimiques. » écrivaient,en octobre, 4 psychiatres spécialistes de l’enfance. Ils dénonçaient un « risque grave (...) : celui de dérive des pratiques ­- sous couvert de médecine ­ - vers des fins normatives, voire totalitaires, dont nous avons de sinistres exemples. »

Sources : http://www.rosenczveig.com/ et Le Monde du 3-10-05

Une pétition vient d’être publiée. « Pas de zéro de conduite pour les enfants de trois ans » : http://www.pasde0deconduite.ras.eu.org/ - contact@pasde0deconduite.ras.eu.org


JEU... qui a dit :

« Voyez-vous ce qui me frappe, c’est que quand j’étais enfant, j’ai été élevé par mon grand-père et chaque fois il me disait, tu vois, l’avenir sera formidable. Et aujourd’hui je pense dans aucune famille, on ne voit l’avenir comme une promesse mais comme une menace. Et qu’est-ce qu’il faut faire ? C’est essayer de convaincre les Français qu’il y a pas de fatalité et de faire de l’avenir une promesse plutôt qu’une menace. Un espoir. Et ce que je voudrais arriver à faire (...) »

Réponse : Nicolas Sarkozy
Source : http://sarkostique.over-blog.com/

Vidéosurveillance, flash-balls et ritaline pour tous. C’est le bonheur, qu’on vous dit !

Commission Vie Scolaire

[1Tout ouvrier voyageant sans livret était réputé vagabond et condamné comme tel. Il ne pouvait quitter un employeur qu’après que celui-ci eut signé un quitus sur le livret, la signature devant être certifiée par une autorité, et ne pouvait quitter une commune sans le visa du Maire ou de la Gendarmerie, avec indication du lieu de destination. Il fut supprimé en 1890... il y a, comme ça, des « affinités électives ».

[2On lira avec profit : « Alternatives au sécuritarisme en éducation », Association Intermèdes, Editions Jeunesse et droit, 2003 et « La fabrique de la haine », collectif, L’Esprit frappeur, 2002.