CPE : la lutte ne fait que commencer !


Pour les conseillers principaux d’éducation, l’année qui débute se déroule dans une certaine confusion autour des textes ARTT, confusion procédant de la relative défaite subie sur la réduction du temps de travail. Appuyée par une mobilisation de longue haleine, la revendication des 35H toutes tâches confondues a achoppé sur l’artifice réglementaire mis en place par le Ministère ( deux arrêtés et un décret opaques, contradictoires et nécessitant des négociations serrées et pour le moins l’instauration d’un rapport de force !). Ces textes comportent à la fois un allongement de notre temps de travail (de 39H à 40h40) et dans le même temps un " habillage " destiné à fabriquer des emplois du temps sur 35h (pause de 20mn, forfait de 4h...).

Un chef d’établissement particulièrement rétrograde peut y trouver des arguments de poids pour faire courir son CPE plus de 40h par semaine !

Sans parler de la semaine de permanence administrative rendue obligatoire... dans le cadre de nos missions !
Sud-éducation et ses militants sont mobilisés pour apporter sur le terrain de l’aide aux CPE en conflit sur l’application de ces textes. Un questionnaire réalisé par le collectif CPE-SUD Ile-de-France sur ces points précis sera prochainement diffusé pour faire remonter les informations et apporter une aide aux collègues en difficulté. Une commission vie scolaire doit prochainement se réunir et préparer un stage national permettant d’avancer sur ces problèmes.

Enfin, les projets de suppression des postes de MI-SE, la fin des contrats des aides-éducateurs, les incitations gouvernementales à accélérer la régionalisation en transférant de nouvelles responsabilités (dont les CPE, les surveillants et les IATOSS) aux régions nous fournissent des pistes de combat à investir très rapidement...

Sud- Paris