I. Introduction
Aucun espace n’est exempt de rapport de pouvoirs, en particulier dans le cadre d’un système politique et économique capitaliste et patriarcal. Ainsi, les violences sexistes et sexuelles existent aussi dans le milieu militant et remettent fondamentalement en cause le droit à militer et à s’engager des femmes et des personnes LGBTQIA+. De plus, les difficultés à traiter ces violences sont amplifiées par les liens entre militant·es et par l’attachement aux syndicats. La parole des victimes dérange souvent la représentation que le collectif a de Sud Éducation globalement, et des militants accusés de violence sexistes et sexuelles en particulier. Une pression supplémentaire peut alors s’exercer sur la victime, soupçonnée, par sa parole, de mettre en péril le syndicat, alors que ce sont les agressions et leur violence qui contredisent les valeurs fondamentales de celui-ci.
Il est de la responsabilité de notre fédération de veiller à la sécurité et au respect de l’intégrité physique et psychique des personnes participant à la vie militante locale et fédérale. Militer en toute tranquillité est un droit qui doit être respecté partout et à tout instant. La mixité inhérente aux luttes doit être de qualité et apaisée. Nos valeurs sont celles de l’égalité femmes-hommes et plus largement du féminisme : elles ne sont pas négociables.
La création d’une cellule de veille répond à cette absolue nécessité. Elle doit permettre la libération de la parole et, par la formation et la prévention, contribuer à la disparition des comportements sexistes dans notre syndicalisme. Elle doit permettre aussi à toute victime ayant subi des violences sexistes ou sexuelles, quel que soit son genre ou son orientation sexuelle, de faire appel à elle et de trouver les moyens de se protéger au sein du milieu militant. Cela doit être possible quelle que soit la situation, que la victime et/ou que le mis en cause soit membre ou non d’un de nos syndicats.
Sans se substituer à la justice, mais sans s’en remettre uniquement à elle non plus, la cellule soutient les victimes et accompagne la fédération, pour qu’elle prenne ses responsabilités. Il s’agit que la fédération mette tout en œuvre pour prévenir et stopper les agissements sexistes et les agressions sexuelles, et qu’elle intervienne dans le cadre statutaire et/ou réglementaire à l’encontre des agresseurs qui en seraient adhérents. Que des démarches judiciaires aient ou non été engagées par les victimes, la cellule, en accord avec les valeurs féministes que Sud Éducation porte, oriente les victimes de violences sexuelles et/ou sexistes dans les démarches sociales et psychologiques souvent difficiles.
Lorsqu’elle est saisie, la Cellule de veille se base sur un protocole d’action défini fédéralement. Ce protocole repose sur la notion de « crédit de véracité ». Il s’agit de considérer que, jusqu’à preuve du contraire, une personne dénonçant une agression, et en particulier une agression sexuelle, dit la vérité. Cette notion ne s’oppose aucunement au respect de la présomption d’innocence, les deux ne se jouant pas sur le même plan : la présomption d’innocence garantit, sur le plan juridique, qu’une personne ne peut être condamnée tant que l’accusation n’a pas fait la preuve de sa culpabilité ; le crédit de véracité permet, sur le plan social, un accueil de la parole de la victime.
On ne pourra en effet jamais contribuer à libérer la parole des victimes si l’on utilise la présomption d’innocence pour mettre en doute, a priori, la véracité de ladite parole.
Dans un contexte où le pourcentage de faux témoignages est très faible, et où la parole des victimes est souvent remise en cause, discréditée ou silenciée, Sud Éducation fait le choix politique de prendre le parti de la victime. Ne pas faire ce choix reviendrait à participer à remettre en cause sa parole, et nous empêche de mettre en place les mesures qui garantiraient sa sécurité dans le collectif militant.
La Cellule de veille fédérale s’inscrit dans un cadre plus large d’existence de Cellules de veilles locales.
Dans ce texte, le mot « mis en cause » reste au masculin, l’immense majorité des auteurs de violences sexistes et sexuelles étant des hommes.
1. Rôle de la Cellule de veille fédérale
La CVSS peut être saisie pour tous les faits de violences sexistes et/ou sexuelles. Le patriarcat étant imaginatif, il est impossible de lister toutes les violences auxquelles il peut penser. De plus, cela pourrait empêcher les victimes de saisir la cellule car les faits vécus ne seraient pas dans la liste.
La Cellule recueille la parole de la victime et la soutient. Elle l’accompagne dans le processus de traitement (et dans la mesure du possible de réparation) des violences qui lui ont été faites au sein de la fédération.
La cellule aide la victime à qualifier les faits. Elle l’informe des possibilités juridiques qui s’offrent à elle, sans pour autant l’inciter à porter plainte. Elle oriente la victime vers une association d’aide aux victimes locale, de confiance.
La Cellule de veille n’a pas pour mandat d’accompagner la victime dans ses démarches juridiques.
La Cellule établit un dossier avec des faits objectivés et anonymisés qu’elle transmet au CF,
pour que celui-ci statue sur la ou les décisions concernant le mis en cause.
Dans toutes les étapes, la cellule respecte les décisions de la victime, qui peut à tout moment décider d’arrêter ou de relancer le processus.
2. Communication auprès des adhérent·es
Pour que la cellule soit efficace, il est indispensable que les adhérent·es soient régulièrement informé·es de son existence et de son fonctionnement. La communication préventive auprès des adhérent·es doit comprendre au minimum la diffusion des contacts et l’explication du rôle de la cellule.
3. Cadre de fonctionnement de la cellule
- La cellule n’est pas là pour se substituer à la justice.
- La cellule n’a pas uniquement vocation à traiter les violences qualifiables d’un point de vue pénal. Certains comportements sont sexistes même s’ils ne sont pas illégaux. Notre fédération entend protéger ses adhérent·es du sexisme dans toutes ses formes, et a pour ambition de lutter contre le sexisme de manière plus fine et plus large que ne le fait la justice patriarcale bourgeoise. Le processus se situe dans le cadre d’une justice restaurative, au sein de la fédération. SUD éducation a une exigence plus élevée,
en matière de comportements, que celle de simplement demander à ses adhérent·es de respecter la loi. Pour ces raisons, le dossier ne prétend pas avoir de valeur juridique. - C’est la cellule qui qualifie les faits, et non la victime. Le protocole de la cellule repose sur la notion de « crédit de véracité », qui suppose que, jusqu’à preuve du contraire, une victime dénonçant une agression dit la vérité. Cela veut dire que nous partons du principe que lorsque la victime dit souffrir, elle dit la vérité. Cela ne veut pas dire que c’est la victime qui instruit le dossier : au contraire, l’analyse est produite par la cellule.
- Le conflit est égalitaire tandis que la violence qui s’inscrit dans une oppression systémique est inégalitaire. Dans un conflit, les deux partis sont en désaccord et le ton peut monter, mais les deux partis peuvent faire valoir leur point de vue de la même manière. Dans une violence, l’un des partis refuse de placer l’autre sur un pied d’égalité et nie sa qualité de sujet. À SUD éducation, les conflits sont traités par la commission de résolution des conflits (CRC), tandis que les violences sexistes et sexuelles sont traitées par la cellule VSS.
- Commettre un acte sexiste et être sexiste sont deux choses différentes. La cellule n’est pas là pour juger les cœurs, elle ne délivre pas de sentence essentialisante qui jugerait qui est sexiste et qui ne l’est pas. La cellule sait que les personnes ne sont pas réductibles à un acte sexiste qu’elles auraient pu commettre. Elle considère d’ailleurs qu’attribuer le sexisme uniquement à des personnes qui le seraient de façon essentielle (« masculiniste d’extrême-droite tueur de femmes » ou rien), c’est dépolitiser la lutte, car les actes sexistes s’inscrivent dans des dynamiques systémiques et non individuelles. Les préconisations sur les violences sexistes sont précisément là parce que la cellule pense que les camarades mis en cause, s’ils ont commis un acte sexiste, restent des camarades. La chose n’est pas vraie pour les violences sexuelles.
- Il est possible de commettre un acte sexiste sans le vouloir. C’est pourquoi l’intention du mis en cause, si elle donne une indication pour les préconisations, n’est pas le seul élément pertinent pour la qualification des faits.
- Il peut être difficile pour un·e militant·e d’un syndicat antisexiste de reconnaître qu’il ou elle a eu un comportement sexiste, alors que ce n’était pas son intention. Pourtant, cela semble nécessaire si nous souhaitons progresser collectivement afin que notre cadre militant ne reproduise pas les oppressions patriarcales de notre société.
- S’il est facile d’admettre qu’un inconnu a commis une violence sexuelle ou sexiste, il est plus difficile de le croire lorsqu’il s’agit d’un père, d’un frère, d’un ami ou d’un camarade. Cette difficulté est une des clés de voûte du patriarcat : c’est notamment elle qui permet les VSS, car le coût social de commettre des VSS aujourd’hui est quasi-nul. Il est donc essentiel d’interroger ses propres biais et de se demander si on a considéré la possibilité que la victime puisse dire la vérité, avant de se faire un avis.
II. Composition
La cellule est composée d’au moins 8 personnes mandatées pour une durée de deux ans par leur syndicat au CF de juin dans la limite de 2 personnes par syndicat.
Sa composition est mixte, avec moins d’un tiers d’hommes cisgenre.
Les membres de la cellule se soumettent au devoir de confidentialité.
Toute personne mandatée s’engage à suivre des formations sur l’écoute des victimes de violences sexistes et sexuelles.
Ces formations sont prises en charge par la fédération. Elles sont obligatoires pour les membres de la Cellule de veille fédérale et ouvertes aux membres des cellules de veille locales qui souhaiteraient y participer.
III. Fonctionnement
1. Saisie
La cellule peut être saisie via un mail spécifique (cellulevss‧mandat (at) sudeducation.org) ou un formulaire sur le site fédéral.
La cellule peut être saisie par une victime, un syndicat ou un·e témoin, mais ne peut agir qu’avec l’accord et dans le respect des décisions de la victime. Il est suffisant qu’au moins la victime ou l’agresseur soit adhérent·e à Sud éducation.
La cellule fédérale peut être saisie dans le cas où une cellule de veille locale ne recueillerait pas la confiance de la victime.
La cellule peut s’autosaisir si elle apprend qu’une plainte pour violence sexiste ou sexuelle a été déposée contre un adhérent de Sud éducation.
Dans le cas où c’est un·e témoin qui saisit la Cellule, la victime est contactée par la Cellule, qui l’informe que la Cellule a été saisie, lui explique comment elle fonctionne, et lui propose d’activer le protocole. Rien n’est fait sans l’accord de la victime.
2. Suspension
L’activation de la cellule enclenche la suspension immédiate, à titre conservatoire, du mis en cause de ses mandats fédéraux et de sa présence aux instances (Congrès, CF, commissions, listes mail) et formations fédérales, ainsi qu’aux manifestations où la victime pourrait se trouver, et cela tout le temps de travail de la cellule de veille. Il s’agit d’une condition nécessaire pour que la victime puisse continuer son activité militante et pour que la cellule puisse travailler sereinement. Nul n’est à l’abri des réflexes patriarcaux qui consistent à serrer les rangs autour des mis en cause et à remettre en question les paroles de la victime : en plus de diminuer les chances pour la victime de se faire entendre, ces réflexes constituent une sur-victimisation, la victime devant alors faire face à la remise en cause publique ou privée du bienfondé de sa saisine, que ce soit par le mis en cause ou par des soutiens du mis en cause. Il est indispensable de l’en protéger. Il convient également de protéger les membres de la cellule de veille, qui ne doivent pas subir de pressions publiques ou privées de la part du mis en cause ou de ses soutiens. Pour ce faire, les adhérent·es, les équipes et les syndicats se gardent de communiquer sur la saisine ou les personnes impliquées par la saisine dans des espaces publics internes ou externes (liste de diffusion comprises), avant les débats et la prise de décision en CF. Par ailleurs, plusieurs personnes peuvent être concernées par cette suspension : au vu du caractère systémique des VSS, toute agression suggère une responsabilité collective qu’il convient de démêler.
La suspension, puisqu’elle est automatique et intervient avant la rédaction du dossier, ne présume en rien la culpabilité du mis en cause.
Par ailleurs, la cellule s’engage à travailler dans des délais aussi courts que possible (tout en respectant la temporalité de la victime).
En parallèle de la suspension du mis en cause au niveau fédéral, il serait cohérent, à la fois pour le respect de la victime et dans le cadre des valeurs de notre fédération, que le syndicat local suspende également le mis en cause de ses mandats locaux et de sa présence dans les instances et formations locales
3. Constitution du dossier
a. Recueil de la parole de la victime
Sauf au premier contact où la personne de la Cellule peut, de fait, être seule, le recueil de la parole doit toujours se faire par deux membres de la Cellule.
Lorsque la cellule est saisie, elle attribue le dossier à au moins trois de ses membres dont maximum un homme cisgenre. Toute personne concernée directement ou indirectement par le dossier (victime ou proche, mis en cause ou proche) ne peut se voir attribuer le dossier.
La cellule présente les membres chargés de l’accompagnement à la victime et lui propose un entretien. Cette dernière peut être accompagnée et c’est elle qui choisit le mode de recueil de sa parole : par téléphone, en visio ou en face-à-face, dans le lieu de son choix.
A tout moment, la victime peut récuser tout ou partie des membres en charge du dossier, autant de fois qu’elle le veut. La Cellule propose alors des membres pour remplacer les personnes récusées.
Lors du premier entretien, la cellule recueille la parole de la victime et lui apporte son soutien. Elle lui présente également son fonctionnement. Si la victime accepte le processus, la Cellule constitue un dossier qui comprendra le déroulé des faits, leurs conséquences sur la victime, la qualification des faits et des préconisations pour le CF.
La cellule pourra être amenée à mener d’autres entretiens avec la victime pour l’accompagner au mieux.
La cellule produit un résumé de l’entretien ou des entretiens avec la victime, qu’elle lui soumet.
b. Entretien(s) avec le(s) mis en cause
La cellule contacte le syndicat du mis en cause pour obtenir son adresse email personnelle. Elle informe le mis en cause qu’elle constitue un dossier et lui indique la nature des faits qui lui sont reprochés. Elle l’informe de sa suspension, et prévient la commission exécutive (CE), qui s’assure que la suspension soit effective. Elle recueille sa compréhension des faits et, le cas échéant, sa défense, dans le but de mesurer sa posture et son niveau de conscience : il s’agit de ne pas recréer des violences patriarcales, et donc il ne s’agit pas de recevoir son témoignage en lui accordant le même poids qu’à celui de la victime, dans un dispositif de « parole contre parole ».
La cellule demande au mis en cause s’il milite dans d’autres organisations (cf. 1.3.5 processus d’itinérance des agresseurs).
La cellule produit un résumé de l’entretien, qu’elle transmet au mis en cause : il peut proposer des amendements, qui sont ajoutés à la suite de l’entretien dans le dossier. Ces amendements ne sont pas une tribune, mais permettent au mis en cause de rectifier des erreurs factuelles si nécessaire.
S’il y a plusieurs personnes accusées, la cellule les entend séparément.
c. Entretiens avec les témoins et documents complémentaires
La cellule peut recueillir des témoignages ou demander des documents au syndicat du mis en cause ou de la victime, si elle l’estime nécessaire pour la constitution du dossier. Les syndicats doivent fournir les documents dans un délai d’un mois, sans quoi la CVSS sera dans l’obligation de continuer à constituer le dossier sans les possibles éléments à décharge
du mis en cause.
d. Travail avec les autres cellules et commissions
Pendant la procédure, la cellule prend contact avec la Commission de Résolution des Conflits (CRC). Il s’agit d’éviter que deux instances travaillent chacune de leur côté sur un même dossier. Les membres de la CVSS et de la CRC peuvent examiner le dossier et décider s’il s’agit de conflit ou de violence. Pour qu’un dossier passe de la CVSS à la CRC ou vice-versa, la décision doit être prise à la majorité qualifiée des membres des deux structures présents à la réunion. Ce processus contraignant doit permettre de respecter au maximum la volonté de la victime.
S’il s’avère que le dossier contient des faits de violence et des faits qui relèvent du conflit, c’est d’abord la CVSS qui travaille sur les violences. Une fois que le dossier est traité par le CF, la CRC traite les faits qui relèvent du conflit.
Pendant la procédure, la cellule peut également programmer une réunion avec la Cellule de veille contre les violences racistes. Si nécessaire, les deux cellules peuvent travailler conjointement, ou décider que l’une travaille en premier et la seconde ensuite.
Les différents systèmes d’oppression se renforçant les uns les autres, il est probable que la CVSS ait à traiter des violences à l’intersection du sexisme et d’autres systèmes d’oppression. Dans ce cas, la CVSS se donne la possibilité de demander un avis éclairé aux mandaté·es des commissions fédérales pertinentes.
4. Décision en CF
La Cellule établit un dossier avec des faits objectivés et anonymisés, ainsi que des recommandations, qu’elle transmet au CF afin que celui-ci puisse prendre une décision éclairée.
Le CF statue sur la ou les décisions concernant le mis en cause.
Ces décisions peuvent être, de manière non exhaustive :
- Excuses, privées et/ou publiques, orales et/ou écrites, reconnaissant le caractère sexiste des
actes ; - Demande ou obligation de suivre un stage sur les VSS (aux frais de l’agresseur) ;
- Interdiction d’utilisation des listes mails fédérales ;
- Démandatement fédéral ;
- Exclusion des instances et/ou formations fédérales (temporaire ou définitive).
Cas particulier où la victime saisit la cellule fédérale pour un cas local (soit parce que le syndicat n’a pas de cellule locale, soit parce que la victime a récusé la cellule locale) : il est possible que la victime ne fasse pas confiance à son syndicat pour traiter avec impartialité le dossier, donc c’est la victime qui choisit quelle sera l’instance décisionnaire et la cellule la cellule fédérale transmet le dossier soit à l’AG du syndicat du mis en cause, soit au CF.
5. Lutte contre l’itinérance des agresseurs
Après la décision du CF, la CVSS est autorisée à contacter d’autres organisations (politiques, syndicales ou associatives) dans lesquelles elle sait que le mis en cause milite. Le dossier étant confidentiel, elle procède à la lecture orale de celui-ci auprès soit de l’instance de traitement des violences si elle existe, soit de l’instance décisionnaire de l’organisation.
Au cours de cette communication :
- Les faits reprochés et leur degré de gravité sont indiqués aussi précisément que possible ;
- Le(s) nom(s) des victimes n’est (ne sont) jamais mentionné(s) sauf si celle(s)-ci le demandent expressément ;
- Les éléments d’identification de la personne mise en cause doivent être suffisamment précis pour éviter toute erreur ;
- Le cas échéant, les mesures prises par le CF ou l’AG sont indiquées à l’organisation recevante ;
- Si possible, la CVSS se prononce sur le risque de répétition des violences.
6. Suivi des décisions du CF
Dans le cadre d’un processus de justice restauratrice, la victime et la CVSS doivent être tenues au courant de l’application ou non de ses préconisations, par les syndicats et/ou la CE.
Le CF doit également savoir si ses préconisations ont été suivies : la CE lui indique si c’est le cas, lors du CF de juin qui suit la décision.