AESH : et si on se mobilisait ? 

SUD éducation souhaite une bonne rentrée à l’ensemble des personnels AESH ! 

Vous faites vivre le service public d’éducation au quotidien et sans vous la scolarisation des élèves en situation de handicap à l’école serait impossible. Or le ministère de l’

Éducation nationale refuse toujours de créer un vrai statut de la Fonction publique pour les personnels AESH. Les AESH constituent le deuxième métier de l’Éducation nationale en nombre de personnels mais elles ne sont toujours pas reconnues et leurs salaires sont toujours aussi bas !

Le bilan des Pial est sans appel : l’accompagnement y est dégradé et toujours largement insuffisant. Certain·es AESH accompagnent à présent une dizaine d’élèves différent·es au cours de la semaine, les heures d’accompagnement des élèves en sont réduites à peau de chagrin et d’autres accompagnent simultanément plusieurs élèves avec des besoins totalement différents dans des classes surchargées. Pourtant le ministère a décidé de généraliser les Pas, qui ne sont rien d’autres que des Pial avec davantage de compétences. 

 

Par ailleurs, les temps incomplets imposés sont la principale cause des bas salaires. 

SUD éducation revendique la création d’un vrai statut de la Fonction publique pour les AESH afin de garantir un emploi à temps plein et l’assurance de meilleures conditions de travail en mettant un grand coup de frein à la mutualisation. 

Pour les AESH, SUD éducation revendique :
  • la titularisation sans condition de concours, d'ancienneté ni de nationalité de tou·tes les AESH dans un corps de fonctionnaire par la création d’un métier d’éducateur·trice scolaire spécialisé·e ;
  • l’augmentation des salaires avec une grille de progression salariale à l’ancienneté, un salaire minimum à 2200 euros bruts (soit environ 1870 euros nets, primes et indemnités comprises) ;
  • l’accès aux primes et indemnités dans les mêmes conditions et aux mêmes montants que ceux fixés pour les autres personnels (notamment l'indemnité REP/REP+) ;
  • la reconnaissance d’un temps plein pour 24 heures d’accompagnement auxquelles s’ajoutent les heures connexes pour le travail de préparation, de suivi et de concertation ;
  • l'abandon des Pial et Pas et de la logique de mutualisation ;
  • une véritable formation initiale et continue, sur temps de service ; 
  • la création de brigades de remplacement pour assurer le remplacement des collègues absent·es ; 
  • un droit à la mobilité, interacadémique et intra-académique.

 

Pour défendre nos droits et en gagner de nouveau, faisons de l'action unitaire et collective un levier de lutte et de progrès social. Il est urgent de nous organiser afin de défendre nos conditions de travail mais aussi les valeurs d'égalité, de justice et d'émancipation chères au service public d'éducation, à ses personnels et à SUD éducation.

 

SUD éducation en action !

Les équipes de SUD éducation mènent des campagnes de terrain pour améliorer le quotidien de toutes et tous : 

  • pour la baisse du nombre d’élèves par classe/groupe !
  • pour gagner un statut de la Fonction publique pour les personnels AESH, avec les autres syndicats de l’éducation !
  • pour le désamiantage du bâti scolaire, parce qu’on ne transige pas avec la santé des personnels et des élèves ! 
  • pour la rénovation du bâti scolaire et son adaptation aux conditions climatiques, avec l’Alliance Écologique et Sociale !